Peirao XXI

Progetto vincitore del concorso internazionale 'de Ordenacion del Area Central del Puerto' Vigo / Spain / 2007

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Gli elementi caratterizzanti il progetto di Nouvel sono: l’aver ridisegnato e ripianificato il porto “appoggiandosi” alla trama urbana di Vigo; la gerarchizzazione dei moli dando priorità al prolungamento della Calle Colón, trattata come un boulevard; il prolungamento del molo di attracco dei transatlantici su un’unica linea rispettando l’asse verso monte; la costruzione di un monolite alto 90 metri all’estremità del molo dei transatlantici, una torre che varierà di colore a seconda delle maree e che sarà il segno identificativo dell’intervento; la collocazione di frangiflutti che creano favoriscono la creazione di piccole spiagge che si inondano con l’alta marea.
Fra gli elementi del progetto emergono anche:
• il “Paese delle attività”, un insieme di blocchi di granito destinati ad ospitare ristoranti, bar ed esercizi commerciali;
• il “Ponte dei librai” che diventerà una piccola strada commerciale;
• il giardino delle maree;
• il centro di talassoterapia con una piscina olimpionica, collocata a livello ‘zero’, per dare la sensazione di fare il bagno nel mare;
• un museo;
• un acquario;
• il monolite-menhir che ospiterà un hotel e un ristorante panoramico nei piani alti, spazi destinati al controllo del porto nella parte intermedia e centro congressi e uffici nei livelli più bassi.
Secondo il progetto, inoltre, l’attuale molo per l’attracco dei transatlantici e il suo ampliamento diverranno pedonali e sarà realizzato un passaggio sotterraneo per la circolazione dei veicoli che dovranno accedere all’hotel.

Relazione di progetto (in lingua originale)
Amener la ville dans le port et le port dans la ville tel est l’enjeu de ce projet. La ville de Vigo n’est pas la première à tenter l’expérience, sa voisine de la Corogne ou Marseille en France sont en pleine mutation, Barcelone et Gênes en Italie sont aujourd’hui considérées comme des succès.
Vigo ne doit pas manquer l’occasion de franchir un cap.
Aujourd’hui la transformation est bien amorcée. La ville s’est tournée vers le port qui lui a tendu les bras. La création du tunnel sous le port et le projet de réaménagement De la calle de Montero Rios jusqu’à la création du centre commerciale relèvent une réelle volonté de lier ces deux territoires, ville et port, qui ont toujours évolués dans des logiques contradictoires, séparés par une barrière administrative souvent contraignante.
L’heure est historique et l’enjeu de taille.
Nous proposons de faire du territoire du port un nouveau quartier de la ville. Un quartier au sens urbain du terme avec ses vies, ses activités, son essence, sa matière. La réflexion ne peut pas être uniquement architecturale et programmatique. La réflexion doit s’ancrer profondément dans la culture et l’essence de la ville de Vigo, dans son identité.
Il faut comprendre Vigo, son rapport à sa géographie, à la mer, aux marées, à ces bateaux de croisières véritables bâtiments flottants qui régulièrement s’arrache du port, pour proposer une planification sensible adapté à la condition de cette ville portuaire.
Penser le tracé du port et des quais dans un souci de continuité, caractériser le site par la matière, amplifier la perception d’un paysage jouer des confrontations et des changements d’échelle sont les thèmes par lesquels nous abordons la problématique posé par le projet d’aménagement du Port de Vigo.

Tracé

Le tracé des quais est modifié. Il prolonge la trame urbaine historique (fin XIXème siècle) afin de lier physiquement par des jeux de perspectives visuelles et continues, la ville et le port.
Dans les directions nord / sud les quais de la marina sont disposés dans l’alignement des calle Garcia Olloqui, Castellar et Pablo Monillo qui composent le quartier qui longe le port. L’intégrité de la promenade plantée est conservée ainsi que ses rythmes de traversées piétonnes actuels.
Seule la Calle Colon, voie emblématique de la ville de Vigo qui descend vers le port, est prolongée sans interruption jusqu'au milieu de la marina, véritable doigt tendu à la fois vers le port et la mer. Le quai reprend la largeur exacte et s’aligne sur de la calle.
Dans les directions est / ouest la trame verte végétale le long du port est prolongée au delà de la Xunta de Galicia afin d’amplifier la promenade le long de l’eau et faire écho à la plaza Compostella, tracé caractéristique de l’urbanisation de la fin du XIXème siècle.

Afin de renforcer la territorialité du port, le muelle de transatlanticos se prolonge linéairement (tout en conservant la même largeur) et pointe le monte Aguia. C’est une manière d’associer le port à la géographie de la ville de Vigo. Ainsi le port est lié physiquement et visuellement aux éléments remarquables du territoire et de la ville. L’idée est bien ici d’entretenir un rapport sensible entre le dessin du port et le paysage.

Matérialité

Lier la ville au port est une question de continuité. Après avoir traité des continuités physiques et visuelles, la matière nous apparaît un des éléments fort de l’identité de la ville de Vigo à exploiter. En ce sens le granit matière constitutive de l’architecture et des sols de la ville est naturellement utilisé dans le projet du réaménagement du port. Les revêtements de l’espace publique, certains quais et les bâtiments créés sont en granit définissant un paysage monomatière identique à celui de Vigo.
Le granit est aussi issu du sol, de la terre, et à ce titre nous souhaitons entretenir l’ambiguïté de la perception de cette matière à la fois comme élément constructif des architectures mais aussi comme la matière du paysage.
C’est la raison pour laquelle les architectures semblent émerger de la matière des quais. Le jeu du fractionnement des volumes et des quais renforce l’ambiguïté entre le support et l’apport définissant le territoire du port comme un paysage minérale.


Territoire

Le tracé et la matière définissent les contours de ce nouveau territoire dont l’ambition est d’appartenir à la ville. Le jeu de l’implantation des volumes devient alors crucial pour parachever l’ensemble et lier définitivement la ville et le port dans un rapport sensible et symbolique.
Le prolongement de la Calle Colon dans la marina est bordé à l’est d’une succession de petits volumes de granit dont l’échelle est assimilable à un fragment de rue renforçant le caractère urbain de cette séquence. A son extrémité un parallélépipède d’acier marque le franchissement du canal qui connecte La calle colon au Muele Transatlanticos et assure une meilleure accessibilité à ce territoire. Une passerelle tendue dont l’essence appartient au registre portuaire contraste avec ce paysage granitique.
Sur le Muelle atlanticos les volumes émergent en rythmes. Aucun ne dépassent le gabarit de la marine station existante. Le fractionnement des volumes et le jeu des terrasses assurent une homogénéité de la silhouette perceptible depuis la ville et la baie. La faible hauteur des constructions contraste avec les immenses bâtiments maritimes à quais, la confrontations des échelles participe à la création de ce nouveau paysage urbain. L’implantation des volumes les uns par rapport aux autres libèrent des perspectives sur la ria et la ville. Une grande respiration au centre du quai principal et face à l’ancienne marina dégage la vue sur Cangas et Moana. C’est le lieu de l’érosion du paysage dû au mouvement des marées. La faible hauteur des constructions contraste avec les immenses bâtiments maritimes à quais, la confrontations des échelles participe à la création de ce nouveau paysage urbain.
Au bout, un monolithe marque la fin de la darse qui semble le rejoindre. Son altitude est voisine de celle du monte Aguia et des points hauts du relief de la ville de Vigo actant de son appartenance à la géographie locale.
Sa matière, sa hauteur, sa position ainsi que sa géométrie en font un repère, un gardien à la fois de la ville et du port.


Le quartier du port

Dans ce nouveau paysage les activités de la ville s’installent.
La répartition des éléments de programmes a vocation à transformer le port fonctionnel en un véritable quartier urbain, fréquenté par les habitants de Vigo et les visiteurs pour affaires ou tourisme, tout en maintenant l’activité de la gare maritime et la fonction de port de croisière.
Le territoire du port est une extension physique du domaine de la ville que les habitants de Vigo doivent s’approprier. En ce sens les activités et les programmes développés doivent être de véritables pôles d’attractivités dont la fréquentation peut variée de quotidienne à exceptionnelle.

1. Le prolongement de la calle Collon : le quai Concepcion Arenal.

Le gabarit du quai Concepcion Arenal est identique à celui de la rue. Il est bordé d’une série de volumes de granit équipés pour recevoir des surfaces d’activités de types restaurations, magasins d’équipements de bateaux… soit un ensemble d’activités à la fois lié à la présence de la marina mais aussi lié aux usages quotidiens de la ville.
Au bout, la passerelle, accessible par un ascenseur public et urbain, lie le quai Concepcion Arenal au quai Transatlanticos. Elle culmine à 20 mètres de haut afin de faciliter le passage des voiliers dans la marina. Le volume en acier support de la passerelle abrite le Real Nautico Club de la nouvelle marina.
Aussi la localisation à l’extrémité du quai du trafic local de ferries de la baie redonne tout son sens à la fois symbolique et fonctionnel à cette extension de la ville dans l’eau.
Le quai Concepcion Arenal va vivre quotidiennement aux rythmes des flux des voyageurs embarquant ou débarquant du port. La ville commence au bout du quai.

2. La séquence le long des ports : Passeo de Montero Rios.

Il s’agit d’une séquence urbaine très importante puisqu’elle réalise à la fois le lien est / ouest entre des différents ports et marinas mais aussi assure la continuité entre la ville et le port. Notre position est de compléter et d’amplifier le projet d’aménagement déjà réalisé. Il s’agit de modifier le tracé des quais en relations avec les géométries de la ville et d’étendre le traitement de l’espace public vers le port de pêche d’une part et de prolonger, au-delà de la Xunta de Galicia, le parc linéaire d’autre part.

A l’est du nouveau quai Concepcion Aarenal.
Nous proposons l’extension des matériaux au sol existant soit le granit, le bois ainsi que les rails de chemin de fer. Le parc que nous créons abrite des espaces de jeux et des kiosques pour petits commerces liés à l’activité du parc.

La présence de la nouvelle marina ainsi que l’augmentation de la fréquentation du quartier du port, due au nouveau projet d’aménagement, implique la création d’une aire de stationnement de XXX places localisé sous le parc. Nous proposons que l’accès principal se fasse :
- soit par la rampe existante qui mène au parc de stationnement de la Xunta et qu’une liaison soit aménagée entre les deux volumes.
- soit de relier les accès et sorties au rond point avant le tunnel facilitant ainsi la liaison au réseau rapide automobile.
A l’ouest du nouveau quai Concepcion Arenal.

Le traitement de l’espace public est prolongé dans sa forme et son esprit jusqu’au port de pêche où est localisé le marché aux poissons dans les bâtiments que nous conservons et réhabilitons.
Le tracé de l’ancienne marina est modifié, les pontons d’accès aux bateaux sont en bois. Les deux bâtiments du Real Nautico Club sont conservés.

Le projet d’espace public en gradins et le parc de stationnement souterrain sont complétés d’une grande place publique (à l’endroit de l’ancienne piscine démolie) qui accueille les grandes manifestations de Vigo. Cette place est partiellement équipée d’une couverture afin d’abriter les évènements les jours de pluies, mais aussi afin d’assurer la fonction de véritable place publique couverte. L’implatation de la place couverte libère la vue sur la façade latérale du Real Nautico Club. Enfin cette place, qui borde le bassin où auront lieu des attractions, pourra être équipée de gradins amovibles afin d’accueillir du public.

La fin de cette séquence urbaine nous amène au port de pêche où nous implantons le marché aux poissons dans les bâtiments existants.
Nous souhaitons conserver à la fois l’identité et l’échelle de cette partie du port que nous considérons comme très identitaire. C’est la raison pour laquelle nous proposons dans la réhabilitation et la restructuration des entrepôts de localiser à l’étage les zones de restaurations publiques afin de laisser les quais à l’usage des pêcheurs qui débarquent le poisson. L’intention est de perturber le moins possible le travail des pêcheurs tout en offrant un point de vue sur cette activité souvent méconnue du grand public. A cet égard de grands écrans vidéo livreront des informations en permanence sur le monde de la pêche et ses technologies signifiant cette activité comme pleinement ancrée dans notre époque. Une zone de terrasse de restauration à rez-de-chaussée en retrait des quais accueille au sol les clients des restaurants les jours de beaux temps.

3. Etendre le muelle transatlanticos : le jardin de la mer.

L’extension du quai, dans sa largeur initiale de 70 mètres, sur 800 mètres de long témoigne de la volonté d’inscrire au cœur du port une échelle territoriale remarquable. Ce sol urbain, ancré en continuité de la ville, pointant le monte Aguia, est le théâtre d’une planification sensible. Amener la ville dans le port amène aussi les conflits entre espaces publics et espaces privés, entre véhicules et piétons, entre populations.
Nous pensons que l’ambition d’étendre la ville et ses usages au port implique la création d’un nouveau sol urbain à une échelle capable d’accueillir de nouvelles activités et l’ensemble des contraintes de circulations et d’accessibilité qui sont celles des centres urbains. Ces exigences sont fortes et non contradictoires mais garantes de la réussite d’un projet urbain ambitieux.

a. Contraintes
Afin de pacifier les conflits possibles dus au maintien de l’activité du port de croisière et à la création d’activités publiques nous respectons les règles d’implantations des constructions en observant un retrait de 20 mètres par rapport à la ligne des quais de part et d’autre du muelle.

Une limite physique à typologie variable (cf fiche identité « tratamentos de los limites ») est réalisée entre le territoire du port de croisière et la zone d’implantation des constructions admissibles. Cette limite est assurée soit par les constructions mêmes, soit par des parois de verres ou reliefs de granit, soit par la présence de l’eau. L’ensemble du dispositif en verre est escamotable les jours de manifestations extraordinaires. Une série de passages contrôlés est prévue intégrée aux différents édifices tout au long de la limite.

L’ensemble des constructions respecte les gabarits de hauteurs ainsi que les perméabilités visuelles requises depuis la ville.

Sur le muelle transatlanticos d’origine seuls les bâtiments des autorités portuaires et de la gare maritime sont conservés.

b. Accessibilité
Le quai transatlanticos devient une véritable infrastructure urbaine.
Nous proposons 2 options d’accessibilité et de desserte du quai et des bâtiments pour les différents types de véhicules.
Pour le reste le quai est entièrement piéton en surface.

Option 1
Le quai est accessible en surface aux véhicules pompiers, ambulances, ainsi qu’à des navettes électriques qui relient l’ensemble des lieux attractifs du quai par une voie réservée. Ces navettes sont disponibles à l’entrée du port au niveau du centre commercial face aux arrêts de bus de transport public de la ville de Vigo.
Les taxis, véhicules VIP, véhicules de livraisons empruntent une voirie souterraine (7 mètres de large par 2,5 mètres de haut) tout au long du quai pour rejoindre des aires de déposes ou des aires de livraisons. L’accès à cette voirie se fait le long du centre commercial (coté port de pêche) par le parc de stationnement, après contrôle, entre le village d’activité et la marine station. Elle dessert la piscine/centre balnéo, le musée/passerelle piétonne publique et le monolithe.

Option 2
Le quai est accessible en surface aux véhicules pompiers, ambulances, ainsi qu’à des navettes électriques qui relient l’ensemble des lieux attractifs du quai par une voie réservée. Ces navettes sont disponibles à l’entrée du port au niveau du centre commercial face aux arrêts de bus de transport public de la ville de Vigo.
Les taxis, véhicules VIP, véhicules de livraisons empruntent une voirie souterraine plus importante (10 mètres de large par 4,5 mètres de haut) tout au long du quai pour rejoindre des aires de déposes ou des aires de livraisons et aires de stationnements. L’accès à cette voirie se fait par le tunnel urbain 4 voies qui passe sous le port. Elle dessert la piscine/centre balnéo, le musée/passerelle piétonne publique et le monolithe.
Cette solution permet de limiter au maximum les allers et venues en surfaces pour tous les véhicules qui empruntaient la voierie souterraine de l’option 1.


c. Programme
Les bâtiments créés s’inscrivent dans la bande de 30 mètres constructibles.
L’ensemble des bâtiments est accessible par les piétons en surfaces.
Un système de transport public électrique relie tous les bâtiments entre eux depuis le centre commerciale jusqu’au monolithe.
Des aires de livraisons, de dépose minute et de dépose handicapée sont prévues en sous- sol pour chaque élément de programme.

Le village d’activités
Il est implanté entre les autorités portuaires et la gare maritime. Il s’agit d’un ensemble de petits volumes abritant des restaurants, bars, commerces au niveau du quai et des espaces de travail dans les étages.
Les volumes sont en granit, ils s’organisent le long d’une rue centrale à l’abris du vent suivant la typologie d’un village de pêcheurs.
Sous ces bâtiments un parc de stationnement de XXX places accueille les véhicules. Il est accessible en fonction de l’option d’accessibilité choisie soit en surface, soit depuis le tunnel du port.

Marine station
C’est un repère historique fort qui doit être conservé.
Le grand hall accueille un café comme un grand lieu public urbain et de rencontres.
La fonction de gare maritime est conservée dans l’aile droite.
L’aile gauche accueille les services maritimes.
Une petite place publique se situe sur le toit de la marine station. Elle est reliée via le centre commercial et une passerelle à la ville haute.

Piscine et Centre de thalasso
Jouxtant la marine station un auvent marque l’entrée de la piscine. Son bassin est réhaussé par rapport au niveau du quai et largement ouvert sur la ria pour donner l’illusion aux nageurs de se baigner dans la mer.
La piscine est associée au centre de thalasso pour devenir un lieu qui accueille quotidiennement les habitants de la ville de Vigo.
Les blocs de granits fractionnés s’enfoncent dans le quai de la même matière pour devenir le jardin des marées.

Le jardin des marées (cf. NOTICE PAYSAGE)
Il naît de l’érosion du quai qui révèle une géographie de granit composé de podiums à différentes hauteurs dont les limites varient quotidiennement en fonction des marées.
Il s’agit d’un lieu public entre la Ria et la ville haute.
C’est un lieu très ensoleillé, une plage minérale au cœur de la ville.

Musée
Au pied de la passerelle publique et pratiquement dans l’axe du quai Concepcion Arenal, le musée accueille ses visiteurs sous une toiture protectrice. Il s’agit d’un bloc granitique, matière de la ville, entaillé d’une faille dans laquelle vient s’engouffrer l’eau de la mer suivant le jeu des marées. Les salles d’expositions s’alignent d’un coté s’ouvrant sur le port et s’enfoncent progressivement dans le sol du quai.
Des toitures aménagées et une succession de terrasses praticables et publiques assurent une transition progressive vers le monolithe.

Le monolithe
Il abrite un hôtel ainsi qu’un restaurant panoramique dans sa partie haute, un centre de conférence et des bureaux dans sa partie basse et dans sa partie intermédiaire, les espaces liés au contrôle du port.
Les bureaux comme l’hôtel s’organisent autour d’un atrium ce qui renforce l’idée de masse.
Il est percée de trous et couvert de végétations suggérant les phénomènes d’érosion et de sédimentation agissant sur le rocher.
On accède au monolithe grâce à la navette publique en surface.
Les taxis, les livraisons se font en sous sol par la voirie souterraine

4. Illuminer la ville

La tour est un signal, la lumière colorée visible par les percements varie de coloration en fonction des flux montants et descendants de la marée, le turquoise symbolisant la marée basse et le bleu symbolisant la marée haute.
Ce signal se propage dans les mâts d’éclairage fonctionnels dont le fût est percé comme la tour et diffuse la même animation allant du turquoise au bleu.

Le volume des bâtiments est lisible grâce à des balises positionnées aux angles. Ces balises sont vertes et rouges, reprenant le code couleur de la signalisation maritime qui place dans les ports les balises vertes à tribord (droite) et rouges à bâbord (gauche).

Le jeu de volumes cubiques qui compose le môle est éclairé par des barrettes de LEDs placées dans les angles pour obtenir une lumière fonctionnelle rasante sur certains éléments horizontaux.
Ce principe de lumière rasante se répète sur les bâtiments en sous face des plafonds en porte à faux.



NOTICE PAYSAGE

Le jardin des marées est un paysage changeant.
Il naît de l’érosion du quai. L’espace du jardin révèle une géographie de granit composé de podiums à différentes hauteurs dont les limites varient quotidiennement en fonction des marées. La darse est un rectangle embouti au temps des hautes marées et devient un rectangle parfait quand viennent les plus basses eaux. D’un point de vue écologique, l’espace de fluctuation des marées est appelé zone intertidale.

Le jardin des marées est un biotope caractérisé par une grande richesse écologique.
Ce territoire étant alternativement recouvert par la mer et exposé à l'air, il est propice à un écosystème spécifique, adapté à la fois aux conditions maritimes et aériennes, capable de résister aux vagues et à la marée. La faune typique inclut des anémones de mer, des coquillages (moules, berniques, etc.), des étoiles de mer, des crabes, etc. La flore comprend des espèces d'algues qui se répartissent sur la zone intertidale en fonction de leur mode de vie et de la nature du substrat.
Dans la baie de Vigo, la richesse de cette écosystème est incarné par la présence des parcs à moules.

Le jardin des marées est une composition rythmique.
Le jardin des marées est le lieu ou la ville s’imbrique dans la mer. Il s’agit de mettre sur un même plan les besoins spatiaux (niche écologique) de l’Homme et ceux de la faune et de la flore de la zone intertidale.
Les niches écologiques créées au sein de ce jardin répondent aux exigences respectives des différentes espèces.
Celles de l’humain sont définies par ses usages et ses gabarits (cheminements, escaliers, balcons, assises…), celles de la faune et de la flore sont définies par des conditions spatiales particulières (largeurs, profondeur, formes des concavités, exposition aux courants, lumières…). Un crabe à besoin d’anfractuosité de taille adaptée à son espèce pour pouvoir se cacher. Une algue ne s’implantera que si la surface de la roche et suffisamment bosselé …
Toutes ces contraintes de formes sont génératrices des rythmes qui composent le jardin.
Le jardin des marées est a la fois une recherche esthétique (composition architectonique) et écologique (création de niches écologiques support d’un écosystème riche).
La texture du sol de granite participe à la multiplication des rythmes et des substrats, allant du lisse au brute, du bloc au caillou.

Le jardin des marées est espace pratiqué.
Le jardin est un lieu public entre la Ria et la ville haute. Il traverse le musé océanographique. Le propos scénographique sort au delà du bâtiment. Le jardin devient un espace éducatif.
Exposé plein Sud, le jardin est un lieu très ensoleillé, une plage minérale au cœur de la ville.
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    Gli elementi caratterizzanti il progetto di Nouvel sono: l’aver ridisegnato e ripianificato il porto “appoggiandosi” alla trama urbana di Vigo; la gerarchizzazione dei moli dando priorità al prolungamento della Calle Colón, trattata come un boulevard; il prolungamento del molo di attracco dei transatlantici su un’unica linea rispettando l’asse verso monte; la costruzione di un monolite alto 90 metri all’estremità del molo dei transatlantici, una torre che varierà di colore a seconda delle maree...

    Project details
    • Year 2007
    • Client Autoridad Portuaria de Vigo
    • Status Competition works
    • Type Port Areas
    • Websitehttp://www.apvigo.es
    Archilovers On Instagram
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